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Ce que nous enseigne notre frère l'arbre
 
L'arbre planté dans le sol prospère et grandit, membre d'une forêt qui s'imprègne de la lumière par toute sa canopée. Il se nourrit grâce à ses racines : il y a dans la vie souterraine tout un monde végétal et animal qui communique et échange informations et nourriture. Et l'arbre monte en hauteur et va offrir ses branches, ses feuilles à qui viendra s'y abriter, ses fleurs pour la beauté du regard et ses fruits à qui viendra y goûter.

Souvent les sages ont dit que l'homme est un arbre qui a ses racines dans le ciel.

Ainsi donc, pareils à l'arbre, c'est en nous ouvrant aux êtres lumineux qui vivent au-dessus de nous et rendent grâce à Dieu, que nous pourrons nous développer ; et les échanges par nos « branches, fleurs et fruits » nous aideront à donner et recevoir, en lien avec tous les vivants, nos frères
 
 
 
La qualité
de la graine
 
 
Bien que plantés dans le même sol et bénéficiant des mêmes conditions extérieures de température et d’humidité, ainsi que des mêmes soins, certains arbres produisent des fleurs aux couleurs chatoyantes, aux parfums exquis, et des fruits délicieux, tandis que d’autres ne donnent que des fleurs ternes, inodores, et des fruits immangeables. On peut faire les mêmes observations pour les humains. Aussi, lorsqu’on prétend que c’est la famille, la société, les événements qui déterminent leur destinée, leurs succès ou leurs échecs, leur élévation ou leur chute, c’est en partie vrai, bien sûr, mais en partie seulement. En réalité, ce que chacun vivra dépend avant tout de la qualité de la « graine » ou du « noyau » qu’il représente, c’est-à-dire de sa façon de penser, de ressentir les événements, de les assimiler et même de les transformer. Donc, quand nous nous trouvons dans des conditions difficiles, au lieu de vouloir les fuir, les changer ou d’en attendre de meilleures, c’est sur nous que nous devons travailler : en creusant profondément en nous, nous trouverons des éléments, des puissances, des vertus grâce auxquelles nous donnerons les fruits les plus succulents.
 
Omraam Mikhaël Aïvanhov
 
La puissance de la détermination sur le chemin de la lumière
 

Celui qui dit : « Je ne crois pas » affirme au moins une forme de conviction. Mais celui qui vit dans un état perpétuel d’indétermination et de doute ne cesse d’introduire la division en lui-même et finit par chanceler. Lorsqu’un bûcheron ne vient pas à bout avec sa seule hache de l’arbre qu’il veut abattre, dans l’entaille qu’il vient de pratiquer au pied du tronc, il enfonce un coin pour le faire basculer. De même, si vous, par vos doutes, vous laissez de petits coins s’enfoncer en vous, vous êtes à la merci de toutes les haches de l’existence - les difficultés extérieures et surtout intérieures - et vous serez vite abattu.
Sur le chemin de la lumière où vous vous êtes engagé, dès qu’un doute, une incertitude réussit à entamer votre tronc, vos énergies psychiques et spirituelles commencent à s’échapper. Alors, dès que vous vous sentez menacé, entrez profondément en vous-même et dites-vous : « Pour le moment ma vision s’est obscurcie, mais je continue à mettre ma foi dans le bien, dans la lumière, j’agirai avec honnêteté et courage. » Si vous savez vous maintenir dans cet état d’esprit, le tronc de votre arbre intérieur continuera à s'élancer hardiment vers le ciel.
  
 
 
Libre de s'élever
 
Observez les arbres dans la forêt. Lorsque l’un d’eux veut s’étaler, il arrive que les autres l’en empêchent. Alors puisqu’il ne peut pas se déployer en largeur, il s’élance vers le haut où l’espace est libre. Faites de même : quand vous ne pouvez plus aller ni en avant, ni en arrière, ni de côté, montez, élancez-vous dans les régions de l’esprit. Là, rien ne pourra vous faire obstacle. C’est dans les conditions difficiles que vous avez les plus grandes possibilités de croissance, et cela justement parce que vous êtes à l’étroit.

 
 
 
 
L'arbre,
cet alchimiste
 
Les plantes sont de véritables alchimistes, elles sont en possession d’un savoir qui leur permet de tout transformer : déchets, détritus, cadavres … Vous placez du fumier au pied d’un pêcher, d’un abricotier, d’un prunier : ils se mettent au travail, et après quelques opérations dont ils ont le secret, ils donnent des fruits aussi beaux, parfumés et savoureux que le fumier était malodorant et répugnant.
Et voyons maintenant comment agissent les humains. Ils ont reçu quelques éclaboussures (de petites critiques, de petites vexations) et ils renvoient des seaux d’ordures. Quand ils auront compris la leçon des arbres, par l’amour et la sagesse ils commenceront à réaliser dans leur matière psychique ce même travail de transformation et ils donneront, eux aussi, de beaux fruits parfumés et savoureux.
 
Une mission inscrite
en chaque âme
 
Lorsque l’on met en terre un pépin de citron, de pomme ou de melon, il est inutile de lui dire : « Écoute-moi bien, car je t’indique ton programme : tu dois devenir un citronnier, un pommier ou un plant de melon. » Le pépin a déjà son programme inscrit en lui : il suffit de le planter pour qu’il le réalise en devenant ce que la nature attend de lui. Il s’enracine et, jour après jour, il se développe. Quand une phase est terminée, il passe à la suivante ; il ne se demande pas ce qu’il aura à faire dans un an … ou dans dix ans. De la même façon, l’être humain est aussi une semence qui a son programme inscrit en elle par l’Intelligence cosmique. S’il n’arrive pas à le connaître, c’est qu’il ne cesse de se fabriquer lui-même des programmes qui ne font qu’obscurcir sa vue et le faire dévier de sa route. Il doit se garder intérieurement libre, disponible, afin de découvrir le schéma profondément inscrit dans son âme et devenir lui aussi, d’une certaine façon, un arbre.
 
 
Références des extraits de conférences de Omraam Mikhaël Aïvanhov :
« Dictionnaire du livre de la nature », p. 37, 40, 41, 44
« La Nature, nous vivons en elle et elle vit en nous », p. 119
 
Liens et concordances
 

Quand les poètes à travers les siècles, de Virgile à Valéry, chantaient la beauté, la force, la générosité des arbres, ils s’émerveillaient souvent d’un arbre unique, isolé, personnage ou symbole seul et magnifique dans l’écrin d’un paysage. Et leur vision de l’arbre était toujours en référence au monde humain.
 
Ainsi « L’Arbre » de Verhaeren dans "Multiple splendeur" (1906)
 
L'Arbre
Tout seul,
Que le berce l’été, que l’agite l’hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.
Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd’hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l’heure de midi
Et son ombre fut douce
À ceux de leurs enfants qui s’aimèrent jadis.
Dès le matin, dans les villages,
D’après qu’il chante ou pleure, on augure du temps ;
Il est dans le secret des violents nuages
Et du soleil qui boude aux horizons latents ;
Il est tout le passé debout sur les champs tristes,
Mais quels que soient les souvenirs
Qui, dans son bois, persistent,
Dès que janvier vient de finir
Et que la sève, en son vieux tronc, s’épanche,
Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
– Lèvres folles et bras tordus –
Il jette un cri immensément tendu
Vers l’avenir.
 

…Pour lire ce long poème en entier, on peut aller sur : 
https://www.poetica.fr/poeme-268/emile-verhaeren-arbre/
 
... de même, « Arbre mon ami » (1956) de la toute jeune poétesse Minou Drouet

Arbre mon ami,
mon pareil à moi,
si lourd de musique
sous les doigts du vent
qui te feuillettent
comme un conte de fées,
arbre qui comme moi
connais la voix du silence
qui balance
le profond de tes mèches vertes
le frisson de tes mains vivantes
arbre mon ami
mon tout seul
perdu comme moi...
 

…Pour lire ce long poème en entier, on peut aller sur : 
Arbre-mon-ami.pdf (yqus.art)

 
Le monde secret des arbres
Mais il se dessine depuis peu une nouvelle façon de percevoir les arbres : comme des membres d’une collectivité, reliés à leurs voisins, à leurs semblables.
Certains humains plus sensibles ont deviné et étudié des communications insoupçonnées entre les arbres d’un parc, d’un bois, d’une forêt.
Ils ont décelé entre eux des amitiés, des entraides, des solidarités comme dans un couple, une famille, un groupe d’amis ou un peuple solidaire.
Qui sait si, depuis la nuit des temps, les arbres n’étaient pas là pour nous enseigner la fraternité ? et nous apprendre à nous intéresser aux êtres pour eux-mêmes.
 
 
Vidéo, Franceinfo Envoyé spécial : « Le monde secret des arbres » (23:21) avec la musique du film Avatar :
Dans ce livre plein de grâce, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s'organise la société des arbres.
 
Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. Et leurs racines peuvent perdurer plus de dix mille ans...
 
Prodigieux conteur, Wohlleben s'appuie sur les dernières connaissances scientifiques et multiplie les anecdotes fascinantes pour nous faire partager sa passion des arbres.
 
Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même.
 
 
 
L'équipe de l'Info'Lettre
 
 
 
 
 
 
 

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